Du Neuromanagement ?!
A titre personnel j’ai toujours aimé les éloges et autres compliments à mon encontre. Surprenant ? ! … Je leur trouvais un effet notoire, bénéfique et extrêmement agréable. Une sorte de carburant bio ou psychobio, pour mon moteur motivationnel.
En fait très tôt, lors de mes compétitions de lancée de boulette de papier tout en respectant une procédure gestuelle travaillée, je sus que les encouragements et félicitations de mes camarades admirateurs avaient une influence positive, m’amenant vers l’excellence du geste. Performance accrue et respectée qui rendait blêmes mes anciens professeurs et actuels employeurs.
Mais je ne savais point qu’en réalité, ces éloges avaient un effet sur mon cerveau et plus particulièrement sur un neurotransmetteur bien connu des hédonistes : la DOPAMINE. Pour les initiés, le compliment semble activer mon système dopaminergique (striatum), favorisant ainsi la fameuse LTP, et par conséquent assurer/contribuer au phénomène de consolidation mnésique.
L’article de Sho K. Sugawara, met ainsi en évidence que ces "praises" ou "flattery" (in english) améliorent la performance sur des tâches motrices. « Féliciter moi et je serais plus performant » !
Par contre l’article n’identifie pas l’impact du sommeil avec ou sans éloges sur ces performances. On sait que le sommeil (de manière générale) est important pour la consolidation de la mémoire. Pour faire simple, des circuits neuronaux activés lors d’une tâche, le sont également en phase de sommeil, facilitant ainsi le phénomène de consolidation.
Moi qui adore dormir… j’espère que mon employeur comprendra que lorsque je pique du nez devant mon PC, je ne suis ni oisif et ni inutile, mais j’améliore ma mémoire, oui je consolide...!
Sur le schéma plus bas (Lampros Perogamvros et al) la figure B représente l’arc d’activation dopaminergique lors du sommeil paradoxal (REM). Activation qui contribue à la plasticité synaptique et à la consolidation mnésique.

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