mercredi 24 avril 2013

One’s upon a time in the Chnooooord… ou le Nord en anecdotes

Après le lancement de l’opération « Open Space » afin de s’ouvrir à l’international, le Nord ou entendez le Chnord, nous montre comment réaliser une opération de Marketing Territorial en utilisant le Web 2.0.

Alors, loin de moi l’idée de penser malhabilement que plus on s’éloigne du soleil et plus on sait utiliser à bon escient les NTIC. Même si, et je l’avoue avec une rage quasi convulsive, moi qui vit au soleil, je suis encore honteusement profane dans l’utilisation des réseaux sociaux, mais lueur d’espoir, je commence à me soigner à coup de Tweet et de like …

Ainsi vous pensiez tout savoir sur le Nord, vous pensiez que le film de Dany Boon était à lui seul une synthèse épanouie, une peinture vivante, une allégorie colorée de ces fameux gars d’en haut (d’la France), anciens corons ? Mhmm ? Et bien non et re-non.

Dany en a oublié la «créativallée» et sa nouvelle application pour smart phone les « Ch’tites anecdotes ». Oui OK à sa décharge, il lui aurait fallu être plutôt visionnaire à l’époque…

Le Nord pas de Calais a donc développé une application pour smart phone, destinée à faire connaître les anecdotes propres à la région, et montrer par la même occasion le dynamisme de ce territoire. Par exemple savez vous que le marionnettiste de nounours est ch’ti ? Que le cinéaste Arnaud Desplechin est originaire de Roubaix ? Oui bon je ne tolérerai aucun sourire moqueur sur ce blog… mais comme l’objectif avoué est d’avoir une anecdote par jour, il n’est pas toujours certain d’avoir du people explosif quotidiennement, mais avouez que l’idée est plutôt sympa.

D’ailleurs l’idée va même au-delà de la simple appli certes ludique, puisqu’elle permet de fédérer et de contribuer au développement de l’image promotionnelle du département. En effet, cet outil assure l’animation du groupe des ambassadeurs régionaux (plus d’information sur les ambassadeurs cf le blog de Vincent Gollain). Elle permet par ailleurs de rebondir sur l’ensemble des réseaux sociaux dédiés (Facebook, Twitter, etc).

Il s'agit encore une fois d'un bel exemple d'utilisation des outils technologiques d'aujourd'hui qui contribuent à l'attractivité d'un territoire (cf post publié).

 

mercredi 17 avril 2013

Le (futur) cerveau qui valait 1 milliard...

N’y voyez aucun demi chauvinisme de ma part, en tant que double national Franco-Suisse, j’avoue que lorsqu’une information vient à vanter l’excellence helvétique, je me dois en toute neutralité… de vous exposer les faits.

L’Europe vient d’accorder un financement d’un milliard d’euros sur 10 ans pour le projet HBP - Human Brain Project, piloté par l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

Après le projet américain « the brain activity map project », l’Europe se penche sur notre matière grise et met la main à la poche.

En quelques mots, ce projet rassemble prés de 80 partenaires européens et vise à compacter toutes les connaissances en Neurosciences afin de proposer un modèle informatique complet sur le fonctionnement de notre cerveau. Ce modèle permettra de simuler différentes pathologies et effets de traitements expérimentaux, de mieux comprendre le fonctionnement fondamental du cerveau (cognition, génétique, etc) et cela permettra également de proposer un nouveau modèle informatique basé sur une meilleure connaissance des circuits neuronaux.

Projet ambitieux et fédérateur, il se veut être le "nouveau CERN dédié au cerveau".


lundi 8 avril 2013

Du Marketing Territorial pour financer un club de rugby… ou un club de rugby pour faire du Marketing Territorial ?

Le territoire Perpignanais, s’est vu doté d’une nouvelle agence de développement économique (ADE) voulu conjointement par les différents partenaires économiques locaux.

Cette nouvelle agence semble axer ses priorités par des actions de Marketing Territorial, en misant sur le développement d’une image et d’une promesse client. Les fameux piliers de toute stratégie d’attractivité territoriale.

Or à peine née, l’ADE de la communauté d’agglomération Perpignan-Méditerranée créée une polémique locale (buzz ?), et pour nous les amateurs de stratégie de Marketing, un nouveau sujet à débattre.

Afin de ménager un bien frêle suspens et sans dévoiler explicitement le sujet en question, je me permets puisque c’est mon blog AMOA, de faire un détour du côté du CNER afin de revenir sur des exemples de missions dévolues aux agences de développement économique. En effet pour être concis une ADE peut remplir les missions suivantes :

-          Aide à la création, au développement et à la reprise/transmission d’entreprises
-          Prospection et accueil d’entreprises françaises et internationales
-          Construction et amélioration de l’offre territoriale
-          Promotion économique du territoire
-          Accompagnement des territoires en mutation économique
-          etc

Or lorsqu’un club sportif nécessite un financement pour tenter de se maintenir au plus haut niveau et que celui-ci vient d’une ADE subventionnée tout ou partie par des fonds publics, est ce un détournement de nos deniers ou un sponsoring venant s’ajouter aux actions de valorisation du territoire ? A nos stylos nous avons 4 heures…

Pour l’ADE de la communauté d’agglomération Perpignan-Méditerranée, cela ne fait aucun doute, il s’agit bien d’une opération de Marketing Territorial.

Alors peut être qu’effectivement et excusez l’image légèrement empruntée et circonstanciée à notre Président, le Marketing Territorial est bien une boite à outil et on peut y trouver toute sorte de solutions.

Enfin, je ne peux terminer ce « post » sans citer le RCT, et je le fais avec le plus grand respect pour l’USAP, mais le plus grand club du top 14, c’est bien nous qui l’avons !!!!! et j’avouerai qu’à titre personnel sinon professionnel, je verrais bien Monsieur Wilkinson arborer sur sa tenue un « j’ai choisi le Var alors pourquoi pas vous ? »…



lundi 18 mars 2013

L’Alsace de A à Z...

Ahhhhh l’Alsace et ses Vignes, sa Bière, sa Flammeküche, ses Spaetzle, son Bakeoffe, son Kougelhopf, ses Bredele, ses Mannala, mais surtout son « akkzent guttural » et sa choucroute…

Oui mais l’Alsace ET son ABCEDaire !

Afin de promouvoir de manière innovante, ludique et participative son territoire et de jouer sur les clichés, l’Alsace à mis au point la version électronique de son ABCEdaire.

Comme le précise Vincent Gollain, le Marketing Territorial est une boite à outils dont un des éléments principaux (il y en a 4) est le développement de techniques et d’outils performants.

L’Alsace l’entend bien de cette manière et elle a pris conscience de l’opportunité du développement des réseaux sociaux et technologies d’aujourd’hui (smartphones, tablettes, etc).

Existant initialement en format papier, l’ABCEDaire est donc disponible aujourd’hui en format numérique. Ceci a été rendu possible grâce aux soutiens d’une quarantaine de partenaires.

Et bien oui les initiatives de marketing territorial doivent être collectives ! Et je rejoins Marc Thébault sur ce point, ai-je le choix ? C’est quand même Marc Thébault.

L’ABCDaire numérique contient à ce jour pas loin de 470 références, définitions et anecdotes réparties en sept rubriques qui présentent la vie économique, universitaire, culturelle, etc de la Région Alsacienne.

L’ABCEDaire va même au-delà d’une simple interface statique, puisque l’internaute peut ajouter (après validation) des suggestions. Bref un outil interactif, où chaque Alsacien (chaque ambassadeur potentiel) peut contribuer à améliorer et à promouvoir l’image de sa Région.

Enfin comme le précise Eurydice Hallé chargée de mission (ADIRA) dans un des articles du journal DNA « C’est l’Alsace que nous mettons en avant, pas des personnes en particulier ». L’idée me séduit.

Ci après, une vidéo de présentation de l'outil en question:


mercredi 13 mars 2013

Neuromarketing, ange ou démon ?

Vendre son produit, connaître les motivations du consommateur, comment fonctionne t'il, bref quel est son mode d’emploi. Des questions qui en soulèvent bien d’autres.

Comme il est précisé dans l’article de Sylvain sur AGORAVOX, nous serions exposés (victimes ?) de 2 500 à 15 000 impacts publicitaires par jour, on en perçoit 15% et nous en retenons 1%. Le big deal : comment faire partie des 1%, quels outils utiliser pour atteindre ce fameux gotha du 1%.

Belkacem Benabdelhamid, met en avant le fait que les recours aux études comportementales « classiques » telles que études de marché, sondages, etc engendrent des réponses irrationnelles à 85%, donc des conclusions totalement biaisées. Le consommateur serait il fourbe, espiègle, coquin ?!

Nous le savons le cerveau est complexe et son fonctionnement loin d’être totalement compris.

Aujourd’hui de nombreuses marques voient dans les techniques d’IRM fonctionnelle, le sacro saint graal marketing qui permettra de comprendre ce qu’il se passe dans le cerveau du consommateur, voir même soyons foufou dans ses « 3 cerveaux » : le cortex, le cerveau moyen et le cerveau reptilien qui semble jouer un rôle important dans le processus de décision(s). Ainsi comprendre comment toucher nos sens et nos émotions, voir notre inconscient... là aussi ça soulève quelques questions légitimes.

Voici une des expériences les plus connues sur deux sodas ayant le même suffixe « cola », testés à l’aveugle sur un échantillon de buveurs inconditionnels de bubulles. Les consommateurs ont préféré le goût du soda ayant du … « peps », et pourtant leur choix de cœur allait vers son coururent leader. Voilà un casse tête pour ces deux grandes firmes multinationales. Comment expliquer le choix du cœur VS le choix du goût.

Campbells a également fait une étude sous IRMf, pour se rendre compte que les émotions ou plaisirs primaires génèrent de hauts scores d’attention, l’empathie améliore les émotions particulièrement lors de gros plan sur des personnages, etc. Finalement nous autres consommateurs ne sommes pas si compliqués que ça, une belle musique, une belle fille, un beau panorama, une touche d’humour et hop ! Nous retiendrons le produit…

Encore une fois, tout ceci soulève des questions à la fois éthiques et de bon sens.

Ayant travaillé dans un laboratoire de Neurosciences cognitives, j’ai tendance à penser que les techniques d’IRMf doivent nous permettre surtout et essentiellement de soigner les patients, et de comprendre de manière fondamentale le cerveau sain et pathologique. Est-ce un manque d’ouverture d’esprit de ma part ?!

Utiliser ces techniques médicales en pensant que l’on comprendra comment pousser le bouton d’achat du client me paraît délicat, illusoire, et peut être même inutile (le SENAT s’est prononcé contre l’utilisation de l’IRMf à des fins publicitaires, mais pas tous nos pays voisins, aïe où est l’harmonisation Européenne).

Je doute que nous ayons un simple bouton d’achat. Si l’on revient aux fondamentaux du marketing, et à la pyramide de Maslow, j’ai tendance à dire qu’un produit est bon s’il répond à un besoin, s’il est de qualité, à un prix raisonnable, et s’il m’apporte de la valeur ajoutée. Mais je suis parfaitement conscient que j’appartiens à un segment particulier de consommateurs et que je ne reflète pas son ensemble.

Mais comme le précise Belkacem Benabdelhamid le consommateur n’est pas dupe, il ne consomme pas n’importe quoi ! Ce n’est pas parce qu’un produit allume une zone précise du cerveau que la personne ira les jambes à son cou acheter ledit produit (passons sur l’effet du papier toilette chez une personne qui a la gastro, de toute manière elle ne courra pas très loin).

En ce sens je ne suis pas convaincu que l’objectif avoué dans l’utilisation de l’IRMf est d’augmenter la consommation (cf l'article de Myriam Samoli), mais plutôt de comprendre comment faire en sorte que le produit en question nous marque plus que les autres. Est-ce que l’IRMf est indispensable ?

A titre personnel je trouve que certaines berlines allemandes ont un effet certain chez moi, j’avouerai même que l’envie de m’en procurer une m’a parcouru l’esprit, mais entre le rêve et la réalité il y a le porte monnaie, et je roule en voiture française depuis 7 ans.

Enfin si le Neuromarketing permet de :

-           trouver le message le plus percutant
-           d'attirer l’attention du client en jouant sur ses sens et émotions
-           de rendre le produit incontournable par les besoins fondamentaux qu’il comble

A nouveau je ne suis pas sur que l’IRMf soit l’arme absolue. Dans tous les cas ce n’est pas en remplissant ces 3 critères que nous enclencherons à coup sûr le processus d’achat, en effet, je connais un nombre substantiel de produits qui répondent à ces 3 points et que je ne possède pas (mais ils font au moins partie des 1% vu plus haut !).



jeudi 28 février 2013

Voyager dans le cerveau? et pourquoi pas avec une véritable map brain pour ne pas s'y perdre!

Le gouvernement américain va financer un programme d’ampleur (380 millions de dollars sur 10 ans), afin de cartographier de la manière la plus précise possible le cerveau humain actif « the brain activity map project ». Cette cartographie cérébrale permettrait de mieux comprendre le fonctionnement de notre cerveau dans ses composantes temporelles, organisationnelles, et topographiques.

Excusez par avance la simplicité de cette analogie, dont l’imperfection n’aura d’égal que le charme de mes connaissances encore imprécises, mais c’est un peu comme si on souhaitait connaitre précisément l’ensemble du mécanisme d’une montre à aiguille, de la plus petite vis, au plus petit rouage et qu’on l’on s’évertuait à bien comprendre comment tous ces composants interagissent les uns par rapport aux autres, pour faire fonctionner les aiguilles de la dite montre.

Il existe aujourd’hui différentes techniques permettant d’étudier en partie notre substance grise (Cf l’article de A.Paul Alivistatos et al). L’imagerie fonctionnelle par exemple permet de mettre en évidence l’activation de zones cérébrales, mais ne permet pas d’étude à l’échelle neuronale. Par contre cette technique complétée par de nouvelles (futures ?!) techniques électrophysiologiques (nanotechnologie) basées sur l’exploration non invasive de neurones unitaires, permettraient une réelle cartographie et surtout de comprendre le fonctionnement global du cerveau dans différentes situation physiologiques et pathologiques. Il s’agit là d’un nouveau challenge pour nos têtes pensantes.

Une véritable map brain donc qui permettrait d’aiguiller et de diriger les équipes de recherche dans leur parcours et autre voyage exploratoire à l’intérieur du cerveau.
 

J’veux faire du marketing territorial immédiat, réactif, ludique et à faible coût, c’est possible ?

Oui et ça s’appelle Web 2.0 pour les initiés, community manager pour les plus avisés, ou encore réseau social pour les plus futés.

Pour rappel (et selon Wikipédia) « le community manager ou gestionnaire de communauté est un métier qui consiste à animer et à fédérer des communautés sur Internet pour le compte d'une société ou d'une marque. Profondément lié au web 2.0 et au développement des réseaux sociaux, le métier est aujourd'hui encore en évolution. Le cœur de la profession réside dans l'interaction et l'échange avec les internautes (animation, modération) ; mais le gestionnaire de communauté peut occuper des activités diverses selon les contextes. ».

Petit à petit les territoires s’y mettent aussi, par exemple plus d’une trentaine d’agences de développement économique se sont armées d’une équipe de community manager ou le plus souvent il est vrai d’une personne dédiée (exemple : Invest in Reims).

Les objectifs sont multiples les avantages aussi. Outre l’occasion d’être « à la page » et d’utiliser les outils d’aujourd’hui (PC, smart Phone, Tablette) cela permet de connaître l’opinion des internautes sur un territoire ou une ville et de pouvoir réagir en temps réel, en revanche cela peut être chronophage voir obsessionnel … (cf une vidéo du community manager vu par Groland).

Il est donc possible de distiller toute sorte d’informations, quelles soient courtes (Twitter), un peu plus étoffées (FaceBook ou Google +), ou avec des images (Flickr), ou encore des vidéos (YouTube ou Dailymotion), etc. Il s’agit donc d’être présent sur la toile, de pouvoir communiquer directement avec sa cible en temps réel, de (tenter de) maîtriser sa communication et son image et surtout d’être visible !

Il est en effet plus facile d’écrire une dizaine de lignes sur un réseau social que d’envoyer un courrier. On assiste aujourd’hui à un nouveau mode de communication. Comment ne pas en tenir compte ? On notera également que la fonction de community manager n’intéresse pas seulement les marques commerciales ou les territoires, mais aussi des campus universitaires.

Aujourd’hui il est communément admis que la réputation d’une marque, ou même la notoriété d’un territoire, ne se décide plus en interne, car c’est bel et bien Google qui en décide… et n’en déplaise à certains. La Web-réputation se joue ainsi quasiment en temps réel.

Quelques chiffres à l’appui, pour démontrer l’importance prise par les réseaux sociaux, en 2011 :

  • 7 milliard d’individus sur terre
  • 2 milliards d’internautes
  • 1 milliard d’utilisateur de réseaux sociaux
  • 800 millions d’utilisateurs de Facebook
  • 200 millions d’utilisateurs de Twitter
  • 147 millions d’utilisateurs de Linkedin
  • 800 millions de visites sur YouTube
  • 91% des français utilisent Google comme moteur de recherche

Pour terminer, dans une société où l’information est le nerf de la guerre, les réseaux sociaux sont un canal important. Bien entendu trop d’informations tuent l’information, le deal étant de savoir la trier et la synthétiser. Enfin le phénomène Web 2.0 est suffisamment récent pour que l’on connaisse quelques difficultés à convaincre encore certaines administrations ou entreprises, de son importance (présente et future) et de son utilité.

Ci-joint une vidéo expliquant les fonctions d’un community manager.